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Au reste, quand j’indique ce que la France aurait pu proposer, jen’ignore point que sa proposition n’avait aucune chance d’êtreaccueillie. La vieille Europe traîne un passé trop chargé de crimes.Il n’est presque pas une grande puissance qui n’ait derrière soi soninjustice et sa rapine, et des sujets qui ne l’ont pas choisie.L’Europe nous eût répondu par le plus énergique non possumus; soit:mais, ce refus enregistré, la France se retrouvait, dans le concerteuropéen, en une tout autre posture morale. Elle eût dit ce qu’elledevait et seule pouvait dire; et cela eût «délivré son âme». Mais, pour que notre gouvernement parlât ainsi, il fallait qu’il y fûtencouragé par quelque grand mouvement d’opinion publique. Or,d’opinion publique, il n’y en a plus. doudoune moncler noir pas cher
On accepte tout quand il s’agitde politique extérieure, par appréhension de «se faire des affaires»et par la lamentable désaccoutumance de se sentir fort. Vrais ou faux,les bruits qui, ramassés, créeraient des embarras à nos ministres,tombent d’eux-mêmes. Aucun journal n’a songé à demander s’il étaitvrai qu’un de ces derniers dimanches, au Théâtre de la République, oneût prié M. Mounet-Sully de ne pas réciter les strophes de l’Enfantgrec; ni pourquoi l’offrande, par les étudiants hellènes, d’unecouronne à la tombe de Victor Hugo avait dû prendre des airs decérémonie clandestine. Je dirais qu’il règne chez nous une sorte depetite «terreur turque», si tout ne s’expliquait assez par un trèshumble égoïsme national.Le gouvernement français n’a pas proposé le plébiscite en Crète; iln’a pas fait cette démonstration, inutile dans le présent, maisnullement dangereuse, conforme à notre mission dans le passé et ànotre intérêt dans l’avenir,–parce qu’il a craint d’être plusmagnanime que la nation. On ne saurait le lui reprocher biensérieusement. sac a dos longchamp pas cher Toutefois, il dépendait peut-être de lui que nousfussions nous-mêmes moins timorés. Il ne s’agissait que de prononcerpubliquement certaines paroles. Ne pouvait-il, en ne nous cachantrien, se laisser contraindre par nous à les dire? Les mots ne sont quedes mots, et pourtant il y en a qui soulagent. À l’heure qu’il est, il n’est pas impossible qu’un boulet français tuedes chrétiens en train de combattre pour des idées qui sontfrançaises. De telles nécessités font frémir. A-t-on dit ce qu’ilfallait pour les conjurer? On n’ose pas insister là-dessus. On a peurd’être trop facilement généreux, et avec trop de risques pour le pays. doudoune moncler noir soldes
La défaite est une chose atroce pour une race aussi impressionnableque la nôtre. Elle amoindrit la confiance en soi, la «joie de vivre»,même la vertu, dans une plus grande proportion qu’elle ne diminue lesforces. Elle rend timide à l’excès. Et les effets en sont plusfunestes encore quand le peuple vaincu a longtemps représenté dans lemonde la justice. Tous les faibles et tous les opprimés ont été, enréalité, atteints par notre désastre. Et il nous a démoralisésnous-mêmes en mêlant trop d’humiliation, de tristesse et de défiancede l’avenir aux seuls sentiments où nous puissions encore nous sentirunanimes. La communion d’un peuple dans un sentiment orgueilleux etjoyeux n’est pas, croyez-le bien, d’un petit secours aux vertusprivées; et cette communion nous manque.

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