Soisy. vanessa bruno cuir

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–On assure qu’une portion, celle où se trouve son vasteescalier, est véritablement la première propriété de Louis XIII, qui enfaisait son retour de chasse avant l’acquisition de la terreseigneuriale. Enfin M. Guignet, ancien architecte des bâtiments du roi àVersailles, à qui j’ai communiqué mes observations, et qui les avérifiées, a adopté entièrement mon opinion.»M. Eckard ajoute qu’en 1627, Louis XIII, ayant jugé qu’aucun pays nepouvait présenter en aussi peu d’espace, plus de variété pour lescourses à cheval, dans lesquelles consiste le plaisir de la chasse à coret à cris, acheta de Jean de Soisy un fief et des terrains à Versailles,et y fit élever un petit château de cartes[4] sur un monticule quiétait occupé par un moulin à vent. Enfin, qu’en 1632, le roi fitl’acquisition de la terre et seigneurie de Versailles, de Jean-Françoisde Gondi, archevêque de Paris, ainsi qu’il résulte du contrat cité parBlondel. Donc en résumé: 1624, construction du Pavillon royal;1627, acquisition d’un fief de Jean de Soisy. vanessa bruno cuir
–Louis XIII construit unpetit château sur l’emplacement du moulin, comme le point le pluséminent. 1632, vente par l’archevêque de Paris, du vieux château et dela seigneurie de Versailles.Ainsi, le travail de M. Eckard avait résolu la question et les troisdifférentes dates de la fondation du château se trouvaient expliquées.En 1839, l’auteur de l’essai historique intitulé: Versailles,seigneurie, château et ville, s’empressa d’adopter l’explication deM. Eckard, surtout en ce qui concerne le Pavillon royal[5]. Quant auchâteau qui n’aurait été commencé qu’en 1627, l’auteur de Versailles,seigneurie, château et ville se demande si c’est bien à ce châteauqu’il faut attribuer le mot de chétif Versailles, prononcé parBassompierre, ainsi que l’ont fait beaucoup d’autres auteurs et M. sac pliable Vanessa Brunos Eckard lui-même? Si l’on adopte, en effet, l’opinion de l’abbé Lebeuf,qui donne cette année 1627 comme celle où Louis XIII fit commencer laconstruction du château sur les terrains vendus à cette époque par Jeande Soisy, il est impossible de ne pas supposer que Bassompierre se soittrompé en parlant d’un château n’existant pas encore; et cependant lerécit de Bassompierre est positif. Voici ce que l’on trouve dans lejournal de sa vie[6].Après avoir raconté, jour par jour, ce qui lui était arrivé pendant lemois de décembre 1626, il ajoute:«Les choses étoient en cet état, lorsque nous entrâmes en l’année 1627,au commencement de laquelle le roy fit tenir une assemblée de notables,en laquelle il me fit l’honneur de me choisir pour y estre un desprésidents. Monsieur, frère du roy, fut le chef et le premier, etensuite M. le cardinal de la Valette, le maréchal de la Force et moi.»Bassompierre indique ensuite la composition de cette assemblée; puis,après avoir parlé des divers objets mis en délibération, il racontequ’il lui arriva peu d’occasions de parler: «Hormis une seule fois,dit-il, que nous estant proposé si le roy cesseroit ses bastimensjusques dans une meilleure saison, et que ses finances fussent enmeilleur estat, M. d’Osembray fut d’advis que l’on le devoit conseillerau roy. longcamp pliage pas cher
»Il crut alors devoir prendre la parole, et prononça un discours qu’ildonne en son entier. C’est dans ce spirituel discours, épigramme adroitecontre la parcimonie de Louis XIII, parcimonie dont il se servithabilement pour faire changer d’avis tous ceux qui avaient déjà votépour la proposition de M. d’Osembray, que se trouve ce fameux mot dechétif château de Versailles, cité depuis si diversement. Après avoirfait observer qu’il n’est pas nécessaire de conseiller à Louis XIII dene point faire une chose qu’il ne fait pas, il ajoute: «Le feu roy nouseust pû demander cet advis, et nous eussions eu loisirs de le luidonner, car il a employé des sommes immenses à bastir. Nous avons bienpû connoistre en celui-cy la qualité de destructeur, mais nond’édificateur. Saint-Jean-d’Angely, Clérac, Les Tonnains, Monheur,Négrepelisse, Saint-Antonin, et tant d’autres places rasées, démolies oubruslées, me rendent preuve de l’un et le lieu où nous sommes, auquel,depuis le décès du feu roy son père, il n’a pas ajouté une seulepierre[7]; et la suspension qu’il a faite depuis seize années auparachèvement de ses autres bastimens commencez, me font voir clairementque son inclination n’est point portée à bastir, et que les finances dela France ne seront point épuisées par ses somptueux édifices; si cen’est qu’on lui veuille reprocher le chétif chasteau de Versailles, dela construction duquel un simple gentilhomme ne voudroit pas prendrevanité.» Dans cette assemblée des notables, furent traités les plusgrands intérêts de l’État.

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