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Et il ne m’est même pasprouvé que toutes les consciences aient besoin de ces appuis. Il y ades croyants qui agissent mal en dépit de leurs croyances, et desincroyants qui agissent bien malgré leur incrédulité; et cetteremarque assurément n’a rien de rare. Il est certain que la foireligieuse apporte à certaines âmes un surcroît de force et desécurité; mais à quelles âmes et dans quelle mesure? Cela est variableet impossible à déterminer. La petite comtesse, Julia de Trécoeur,Cécile de Stèle sont de bonnes catholiques, et cela ne les empêchepas de se conduire comme on sait: M. Feuillet n’y a-t-il point songé?Si Gandrax se tue, si M. de Camors manque à l’honneur, il nous dit quec’est qu’ils ne croient pas en Dieu: nous voyons clairement, d’aprèsle récit même de M. Feuillet, que c’est encore pour bien d’autresraisons. oculos gascan oakley
Et c’est fort heureux pour lui qu’il ne prouve pas sa thèse:ses personnages ne la démentent, en effet, que parce qu’ils sontencore très suffisamment vrais et vivants. Mais ses illusions demoraliste candide ne m’en gâtent pas moins quelques-uns de ses plusbeaux livres.Je ne m’arrêterai guère sur l’histoire de Gandrax (Sibylle).L’invention en est un peu enfantine. Gandrax est un chimiste athée,d’ailleurs fort honnête homme; sa religion, c’est l’amour de lascience et de l’humanité. M. Octave Feuillet nous conte que, si cechimiste devient l’amant de Mme de Val-Chesnay et si, congédiébrusquement par cette coquette, il avale une fiole d’opium, c’estparce qu’il n’est pas chrétien. lentes oculos oakley Mais je ne pense pas qu’il ait jamaisété nécessaire de nier l’existence de Dieu pour pécher avec une femmedu monde; et, si Gandrax s’empoisonne pour une rupture, c’estapparemment qu’il a la tête un peu faible.Le cas de M. de Camors est moins puéril. On connaît le fier début dulivre: le suicide du père de Louis de Camors, son testament, leprogramme de vie qu’il trace à son fils et que M. Octave Feuilletrésume comme il suit: Développer à toute leur puissance les dons physiques et intellectuels qu’il tenait du hasard, faire de lui-même le type accompli d’un civilisé de son temps, charmer les femmes et dominer les hommes, se donner toutes les joies de l’esprit, des sens et du pouvoir, dompter tous les sentiments naturels comme des instincts de servage, dédaigner toutes les croyances vulgaires comme des chimères ou des hypocrisies, ne rien aimer, ne rien craindre et ne rien respecter que l’honneur: tels furent, en résumé, les devoirs qu’il se reconnut et les droits qu’il s’arrogea.M. Feuillet affirme que, si Louis de Camors manque à l’honneur(c’est-à-dire au seul devoir qu’il reconnaisse), d’abord en trompantun homme qui doit lui être sacré, puis en épousant Mlle de Tècle sansquitter Mme de Campvallon, c’est que l’honneur n’est rien, est emportépar la passion comme une paille, quand il ne repose pas sur la morale,et sur la morale religieuse. oculos oakley hijinx
Et cette affirmation implique que M. deCamors résisterait à la tentation s’il était bon catholique oupeut-être s’il croyait à la philosophie de M. Cousin. Or l’impressionque laisse le livre est toute différente. M. Feuillet, par unesingulière inconséquence, fait de M. de Camors la proie d’une de cespassions furieuses auxquelles un homme ne résiste guère, à moins d’uneforce morale que la foi ne donne pas, qu’elle peut seulementaugmenter.

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